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Accueil > Asie > Kirghizistan > Notre voyage au Kirghizistan en famille | Tout ce qu’il faut savoir
En septembre 2025, nous avons quitté l’Europe avec nos quatre enfants, direction l’Asie centrale. Après un vol Turkish Airlines, avec escale à Istanbul, nous avons atterri à Bichkek, capitale du Kirghizistan. C’était notre premier pas en Asie centrale, avant de poursuivre plus tard vers l’Ouzbékistan.
Voyageurs au long cours depuis maintenant quatre ans, nous savons que chaque itinéraire est une balance entre découverte et respiration. Ici, nous avons choisi de ralentir le rythme. Plutôt que d’enchaîner les étapes pour “tout voir”, nous avons parfois préféré nous poser, prolonger une halte, ou simplement suivre le fil des rencontres.
Nous avons parcouru tout ce voyage en transports en commun et en taxi, une expérience qui fait partie intégrante de l’aventure et du quotidien sur place. Quant à la question de la location de voiture, nous y répondrons plus loin dans le récit.
Au final, ce voyage de trois semaines aurait pu tenir en deux semaines. Mais cette semaine supplémentaire dispatchée au long du voyage était une bulle volontaire, une façon de nous laisser guider, de savourer les steppes, les yourtes et les lacs à notre rythme, sans se presser.
Arrivés en matinée à Bichkek, (découvrir notre article complet pour savoir que faire à Bichkek) nous avions réservé au Nomads Home, qui proposait une navette aéroport. Un vrai confort pour éviter la galère du taxi après un long vol. Situé à une vingtaine de minutes du centre à pied, l’établissement offrait le calme, mais impliquait aussi pour les petites de marcher déjà une bonne vingtaine de minutes avant d’apercevoir les premiers monuments.
Une alternative , à la marche, est l’Uber local, qui s’appelle Yandex Go. Aussi simple d’utilisation qu’Uber ou Grab (en Asie du Sud-Est), il ne fonctionne cependant pas partout dans le pays ; par exemple, il n’est pas disponible à Kochkor. Pour vous donner une idée du prix de la course : 1 euro pour 2 km.
Nous avons donc choisi de découvrir la capitale sur trois jours mais à pied.
Jour 1 – Installation et premiers pas
À peine arrivés de l’aéroport, nous avons été chaleureusement accueillis à notre Guest house avec des petits biscuits secs, de la confiture et du thé : un vrai délice pour les papilles. Nous avons ensuite commencé par l’essentiel : acheter une carte SIM locale pour rester connectés tout au long du voyage. (voir le chapitre pour acheter une carte sim internet au Kirghizistan) L’après-midi a été consacrée à une balade au bazar proche de notre hôtel, immersion dans l’ambiance locale entre fruits secs, pains ronds lepyoshka et étals colorés. C’est là aussi que nous avons dégusté notre premier café latte et découvert les environs de notre quartier. La journée s’est terminée calmement, entre repos et un peu d’administratif, histoire de remettre nos rythmes en place après le décalage horaire (+ 4 h par rapport à paris).
Jour 2 – Premiers monuments et buffet
Après un excellent petit-déjeuner proposé par notre hôte, nous avons pris la direction du centre-ville.
Nous avons débuté par la place de la Victoire, dominée par son arc commémoratif de la Seconde Guerre mondiale. Presque déserte le matin, elle impressionne par ses proportions et son atmosphère solennelle.
Ensuite, cap sur la place Ala-Too, véritable cœur de la capitale, avec son immense drapeau kirghiz et ses larges perspectives. Pour le déjeuner, nous avons choisi un restaurant-buffet en centre-ville : idéal pour goûter à une grande variété de plats kirghiz atypiques (lagman, manty, schnitzel local). Un vrai régal pour toute la famille.
Jour 3 – Statues, relève de la garde et musée
Cette dernière journée à Bichkek a été consacrée au tour des statues : celle de Lénine, de Marx et Engels, mais aussi le monument en hommage au poète et penseur Toktogul Satylganov, figure culturelle majeure du Kirghizistan. Retour ensuite sur la place Ala-Too pour assister à la relève de la garde, qui a lieu toutes les heures, une cérémonie chorégraphiée et impressionnante.
Nous avons terminé par la visite du Musée national d’Histoire (National Historical Museum), situé en bordure de la place : un parcours qui retrace l’histoire du pays, de la préhistoire à l’indépendance, avec quelques pièces marquantes comme une yourte reconstituée, une dent de mammouth ou encore une peau de léopard des neiges. Le musée se fait en 2 heures à son aise et les panneaux sont traduis en anglais.
Ce qui nous a marqués, c’est que Bichkek est une ville très verte, avec ses parcs, ses allées ombragées et ses fontaines. L’architecture, héritée de l’époque soviétique, donne un style particulier à la capitale, mêlant bâtiments massifs et grandes avenues rectilignes. Nous avons aussi trouvé la ville très sécurisante, ce qui la rend d’autant plus agréable à parcourir en famille. Au final, Bichkek s’est révélée être une capitale bien plus accueillante et paisible que les clichés que l’on pouvait imaginer.
Pour séjourner à Bichkek, le plus pratique est de choisir un quartier central, autour de la place Ala-Too. C’est le cœur de la ville, proche des parcs, des musées et des grands boulevards bordés d’arbres, avec une ambiance très vivante le soir. On y trouve de nombreux cafés, restaurants et hôtels pour tous les budgets.
De notre côté, nous avions opté pour un hôtel très économique, adapté aux voyageurs au budget backpacker : chambres simples, salle de bain commune et situation assez excentrée. Si c’était à refaire avec un budget un peu moins serré, nous choisirions un hébergement plus confortable au centre, comme le Bishkek Centrum Hotel (3★) ou, pour une expérience plus haut de gamme, l’Ambassador Hotel (5★).





Pour organiser notre aventure, nous sommes passés par Tatosh, (on l’a découvert via le site de www.gtla.net) une locale passionnée par les chevaux et la culture nomade. Elle connaît parfaitement la région et travaille avec des guides kirghizes expérimentés, ce qui rend l’expérience à la fois sûre, authentique et respectueuse des animaux.
N’hésitez pas à découvrir la vidéo de notre trek à cheval, pour mieux en comprendre l’organisation.
Nous avons choisi la formule la plus simple : payer 6500 KGS pour un transfert direct jusqu’au point de départ du trek (en venant de Bichkek). Une fois sur place, nous avons séparé le groupe en deux : Benoît, Yoko et Sue ont pris place dans un 4×4 avec un guide et les bagages – une solution pratique car les petites étaient encore trop jeunes pour passer plusieurs heures à cheval. De mon côté, avec Jill et Olivia, nous avons enfourché nos chevaux, accompagnés de deux jeunes guides kirghizes.
Jour 1 : Après un déjeuner à Kyzart, nous avons entamé la randonnée à cheval en direction de Kilemche. Trois heures à travers des vallées verdoyantes et des collines douces, avant d’arriver chez des bergers. Premier dîner sous la yourte et nuit conviviale, bercés par le silence de la montagne.
Jour 2 : Nous avons repris la route à cheval pour atteindre le lac Song-Kul. L’arrivée est magique : le bleu profond du lac, les yourtes éparpillées et les troupeaux en liberté donnent l’impression d’entrer dans un autre monde. Pendant ce temps, Benoît et les petites ont profité du 4×4 pour rejoindre le campement sans fatigue. Après le déjeuner, l’après-midi s’est écoulée tranquillement au bord de l’eau. Nuit en camp de yourtes.
Jour 3 : Le trek s’est poursuivi le long du lac, du camp de Tuz Ashuu jusqu’à Kyrjol. Encore trois heures de cheval, accessibles même aux débutants, avec des paysages qui changent à chaque vallée. Les filles étaient fières de suivre le rythme à cheval, pendant que Yoko et Sue retrouvaient les joies de la vie nomade au campement. Dîner et nouvelle nuit en yourte, bien au chaud malgré les nuits fraîches.
Jour 4 : Le retour s’est fait à cheval jusqu’à Kyzart, où nous avons retrouvé Benoît et les petites. Fatigués, mais heureuses, nous avons quitté le lac avec la sensation d’avoir vécu une expérience hors du temps, au cœur de la culture kirghize.
Ce trek de quatre jours restera l’un de nos plus beaux souvenirs de voyage en famille. Grâce à l’organisation de Tatosh et à ses guides, nous avons pu vivre l’aventure chacun à notre rythme, sans mettre de côté les plus jeunes, tout en partageant l’essentiel : la magie du Song-Kul.
Nous avons ensuite pris la direction de Kohckor (transfert organisé par Tatosh pour la sommes de 3000 KGS)







Le contraste est important entre Bichkek (800 m) et le premier campement à 2 800 m. Le mal des montagnes peut donc se faire sentir. Pour mieux préparer votre séjour, il est conseillé de passer une nuit préalable chez Tatosh pour vous acclimater, ou de dormir à Kochkor (à environ 1h de route de Kyzart).
Le lac Song-Kul n’est accessible qu’entre juin et septembre, la neige rendant les pistes impraticables le reste de l’année. Même en été, les nuits sont fraîches, souvent proches de 0 °C. Nous avons eu, sur nos 4 nuits, seulement 2 yourtes équipées d’un petit braséro. À cette altitude, il n’y a pas d’arbres, donc moins de bois disponible. En 2025, la météo s’est fortement dégradée à partir du 15 septembre. Par contre, en partant du 11 au 14, nous n’avons pas croisé beaucoup de monde : probablement l’un des derniers groupes de la saison.
Prévoyez des vêtements très chauds pour le soir, même en plein mois d’août, ainsi qu’un pantalon long confortable pour l’équitation (les étriers peuvent blesser le mollet). Un coupe-vent et une veste de pluie sont indispensables, car le temps change vite en altitude. Si vous êtes frileux, emportez votre sac de couchage : des couvertures sont fournies, mais dans le premier campement, sans braséro, nous avons eu froid la nuit.
Vous dormirez en yourtes traditionnelles, dans des conditions simples mais authentiques. Ne vous attendez pas à l’électricité (parfois une petite batterie solaire pour une ampoule) ni à l’eau chaude. Les toilettes sont en extérieur (prévoir une petite lampe frontale). Elles peuvent être à pédale ou classiques, propres, mais rarement équipées en papier toilette : prévoyez des lingettes humides.
Les repas sont préparés par vos hôtes kirghizes, souvent à base de soupe, pain, thé et plats locaux. Un menu végétarien est possible si vous prévenez à l’avance. Les portions sont copieuses après plusieurs heures à cheval. Attention : il n’y a pas d’eau potable sur place, il est indispensable d’apporter une gourde filtrante, comme la gourde ÖKO, que nous utilisons nous-mêmes.
Pas besoin d’être cavalier confirmé. La majorité des voyageurs sont débutants, comme nous, et les chevaux sont dociles et bien adaptés. Après quelques heures, on prend vite le rythme. Nous redoutions un effort difficile, mais finalement c’était très accessible. Les guides adaptent le parcours, écoutent vos besoins, et ne forcent jamais au galop : la randonnée se fait essentiellement au pas. Leur écoute et leur bienveillance nous ont beaucoup rassurés.
Ce trek de 4 jours est particulièrement adapté aux familles. Les guides kirghizes sont très attentifs et prennent soin des plus jeunes comme si c’étaient les leurs. Jill et Olivia, toujours prêtes à tester le galop, ont souvent été rattrapées pour ne pas prendre de risques inutiles – preuve de la vigilance des guides. Un pourboire au bout des 4 jours, bien que non obligatoire, est toujours apprécié.
Les camps de yourtes n’ont pas de prises électriques. Prévoyez une batterie externe pour recharger vos appareils et acceptez de déconnecter pour quelques jours. Côté réseau, seul l’opérateur Mega passe sur place, et encore de manière limitée.

Nous avions réservé environ deux mois avant le départ, ce qui nous a permis de partir hors haute saison et donc de profiter d’une ambiance très calme. Les bagages peuvent être laissés en toute confiance chez Tatosh, ce qui simplifie énormément l’organisation. Tout était parfaitement rodé : les e-mails reçus avant le départ étaient clairs et précis, et nous conseillons vivement d’emporter une gourde filtrante ÖKO, l’eau n’est pas potable et il n’y a aucun magasin sur les 4 jours. Je vous laisse découvrir cet article sur la gourde qui a sauvé notre aventure de la traversée des Alpes, mais aussi sur ce trek.
Seul petit bémol : il n’est pas vraiment possible de créer un lien familial avec les hôtes à cause de la barrière de la langue, et l’expérience reste marquée par un côté “touristique” qui peut manquer d’authenticité. Si vous cherchez avant tout une immersion culturelle, ce n’est peut-être pas l’option idéale. Ici, le but est clairement le cheval et le trek, et de ce point de vue-là, c’est une réussite totale
Après notre rando à cheval au lac Song-Kul, nous avons choisi de poser nos sacs à Kochkor. Nous logions dans une petite maison en bord de ville, un cadre simple mais reposant, parfait pour reprendre des forces après plusieurs jours de bivouac et de nuits en yourte.
Kochkor est une petite ville sans véritable attraction majeure : quelques commerces, des marchés locaux, un centre d’artisanat où l’on fabrique des tapis traditionnels. Mais pour nous, c’était avant tout une parenthèse pour retrouver un peu de confort, laisser les enfants se reposer, et profiter d’un rythme plus calme. Et surtout, prendre un café 🙂
Si votre temps est limité, c’est clairement une étape que vous pouvez écourter ou même zapper : il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire à Kochkor. Mais pour nous, ces trois jours ont été une vraie pause bienvenue dans notre itinéraire, le moment de souffler avant de repartir vers le lac Issyk-Koul et Bokonbaevo.
Tunduk Guesthouse a été notre deuxième hébergement du voyage, donc nous n’avions pas encore beaucoup de recul pour comparer. Mais dès le départ, nous avons validé son côté vraiment extra, notamment grâce au petit déjeuner inclus et à la propreté irréprochable des lieux.
Nous avons aussi apprécié de pouvoir faire nos lessives sur place, ce qui est un vrai plus en cours de voyage. L’hôte, quant à elle, était très discrète, tout en restant disponible en cas de question.
Avec le recul, nous pouvons dire que c’est une très, très bonne adresse, que nous recommandons sans hésiter.
Voir Tunduk Guesthouse sur Booking
Depuis Kochkor, nous avons pris un taxi privé pour rejoindre Bokonbaevo. Pour nous six, la course a coûté 5000 KGS. Ici, Yandex ne fonctionne pas, et le vrai problème vient du fait qu’il n’y a pratiquement aucune demande pour le trajet retour. Les taxis doivent donc revenir à vide vers Kochkor, ce qui explique le tarif assez élevé.
Il existe bien une alternative en transport public : prendre un bus jusque Balykchy, puis un autre jusqu’à Bokonbaevo. Mais avec quatre enfants et nos bagages, cela nous paraissait trop compliqué et incertain.
Une fois installés, nous avons cherché à assister à une démonstration de chasse à l’aigle. Le CBT (Community Based Tourism) local proposait l’expérience, mais à un tarif vraiment élevé (environ 7000 KGS). Finalement, c’est en fouillant sur Google Maps que nous avons trouvé une adresse beaucoup plus authentique : une famille de fauconniers (voir l’emplacement) qui accueille les visiteurs chez elle.
Vous pouvez même dormir chez eux. Sinon, il suffit d’arriver tôt le matin : en général, madame appelle monsieur et il vient vous chercher pour commencer l’expérience. Nous avons payé 4000 KGS et sommes restés toute la matinée.
Au programme : démonstration de chasse à l’aigle (avec et sans chien), tir à l’arc, photos… C’est évidemment la chasse à l’aigle qui reste le moment fort, impressionnant et magnifique à voir en vrai. Une rencontre simple, passionnée et marquante, bien différente du format plus touristique du CBT.
La météo, en revanche, ne nous a pas permis d’aller plus loin. Nous aurions aimé explorer les deux canyons du coin, Skazka et Barskoon, mais la pluie a contrarié nos plans. Petite déception pour Benoît, qui avait vraiment envie de découvrir ces paysages aux roches colorées.
Nous en avons profité pour faire des pas dans la ville et les villages alentours, à la recherche de quelque chose de plus authentique. C’est une habitude que nous aimons : nous perdre dans les ruelles, observer la vie locale, sentir l’atmosphère du quotidien. Nous avons aussi profité de ce temps pour faire l’école à la maison avec les filles.
Avec le recul, Bokonbaevo ne nécessite pas plus d’une journée. Les activités et visites sont intéressantes mais limitées, et si vous cherchez à optimiser votre itinéraire, un court passage suffit amplement.
Nous avons dormi à la Kolomto Guesthouse, une adresse simple mais avec un rapport qualité-prix incroyable.
Le petit déjeuner était vraiment excellent, la salle de bain est partagée, et l’ensemble est un peu “dans son jus”. Mais pour le tarif, c’est une adresse qui vaut largement le détour.
Allez voir les photos des chambres : elles reflètent parfaitement l’esprit du lieu, simple mais chaleureux.
À Karakol, nous avons volontairement fait l’impasse sur la grande randonnée classique qui mène jusqu’au lac Alakol, souvent considérée comme l’incontournable de la région. Cette randonnée est magnifique, mais elle reste trop compliquée à réaliser avec de jeunes enfants. Après plusieurs semaines déjà bien remplies, nous avions aussi envie d’un autre rythme : prendre le temps, chercher du calme, et vivre la ville à notre manière.
Nous avons loué une petite maison simple mais confortable, qui nous a permis de souffler, cuisiner nous-mêmes et retrouver un peu d’intimité familiale. Ces quelques jours ont été une vraie respiration au milieu du voyage.
Côté sorties, nous avons pris plaisir à flâner dans la ville et ses alentours. Nous avons découvert le café Giraffe, une adresse sympa pour une pause, et surtout, nous sommes allés au fameux marché aux bestiaux. Véritable institution, il réunit chaque dimanche matin les éleveurs de la région : chevaux, vaches, moutons s’échangent dans une ambiance animée et authentique. Un aperçu brut de la culture locale, qui a marqué toute la famille.
Nous avons aussi visité le zoo de Karakol, modeste mais intéressant pour les enfants, et profité d’une journée pour nous perdre dans la vallée de Karakol. Hormis le trek vers Alakol, il y a également le canyon des 7 Taureaux (Jeti-Ögüz), réputé pour ses impressionnantes falaises rouges et son cadre spectaculaire, qui vaut vraiment le détour.
Avec le recul, si vous ne faites pas la randonnée jusqu’au lac Alakol, nous trouvons qu’il n’y a pas un grand intérêt à venir jusqu’à Karakol. Pour nous, c’était cohérent car nous avions choisi de faire le tour du lac Issyk-Koul en plusieurs petites étapes. Mais sans ce fil conducteur, nous nous demandons si un aller-retour vers Naryn puis une descente directe vers Och ne serait pas finalement un itinéraire plus intéressant.
En fin d’article, avec le recul, nous vous proposons un itinéraire de 15 jours « optimisé » de visite du Kirghizistan, avec notre ressentis et le recul nécessaire.
Nous avons séjourné à Balu (maison de vacances), située au Ул Манас 47, 722200 Karakol. L’emplacement est excellent (note 9/10), calme tout en restant proche du centre.
Ce logement est spacieux, bien équipé avec cuisine, salon et deux chambres, et offre un aperçu agréable du mode de vie local. Le rapport qualité-prix est très bon, et les hôtes sont chaleureux et attentionnés.
Je t’encourage à aller jeter un œil aux photos des chambres et des espaces communs : elles montrent bien le charme discret de l’endroit — simple mais confortable et accueillant.
Pour terminer notre boucle autour du lac Issyk-Koul, nous avons posé nos sacs à Cholpon-Ata, sur la rive nord cette fois. L’ambiance y est très différente du sud : plus balnéaire, plus animée, plus construite aussi. Ici, on vient surtout profiter des plages qui bordent le lac, immense mer intérieure aux reflets changeants. Les filles ont adoré pouvoir jouer dans le sable après nos journées de route et de marche.
Nous avons aussi pris le temps d’aller voir les pétroglyphes de Cholpon-Ata, un site en plein air qui rassemble des centaines de gravures rupestres, certaines vieilles de plus de 2000 ans. Même si la mise en valeur est sommaire, c’est une belle plongée dans l’histoire, avec les montagnes enneigées du Tian Shan en toile de fond.
Cholpon-Ata reste avant tout une station balnéaire prisée des Kirghizes et des Kazakhs, ce qui lui donne un côté un peu “ville de vacances”. Pas forcément l’endroit le plus authentique de notre voyage, mais une pause agréable.
Vols
Aller simple Europe → Bichkek : ~2000 € pour 6 personnes (nous avons continué ensuite vers l’Ouzbékistan).
Dépenses sur place
En 3 semaines, nous avons dépensé environ 2100 €, soit 100 € par jour pour une famille de 6.
Cela inclut : hébergements, nourriture, transports (taxis, Yandex, marshrutkas), visites et petits extras, mais sans la rando à cheval.
Activités spécifiques
Trek à cheval et nuits en yourte autour de Song-Kul : 1000 € (prix pour 6 personnes, avec chevaux et encadrement inclus).
Total
Pour 21 nuits au Kirghizistan : environ 5100 €, vols inclus.
Voici les réponses aux questions qu’on nous pose le plus souvent (cliquez sur le titre)
Le Kirghizistan se visite surtout de mai à octobre, période où les routes de montagne sont praticables et où l’on peut profiter des lacs et des nuits en yourte. L’hiver est très rigoureux et réservé aux voyageurs qui cherchent le ski ou les ambiances hivernales. Voici un aperçu des saisons.
Printemps (avril à juin)
Les températures s’adoucissent (10 à 20 °C en plaine, plus fraîches en altitude). C’est la saison des vallées fleuries et des marchés animés. Certaines routes de cols peuvent rester enneigées jusqu’en juin, mais c’est une bonne période pour découvrir les villes et commencer les premières randonnées.
Été (juillet à août)
Chaud dans les plaines (25 à 35 °C) mais idéal en montagne (15 à 25 °C). Les grands treks (Song-Kul, Ala-Kul, Kol-Suu) sont possibles, les camps de yourtes sont ouverts et les festivals nomades battent leur plein. C’est la haute saison pour la randonnée et les séjours à cheval.
Automne (septembre à octobre)
Encore doux (15 à 25 °C en journée), avec des paysages sublimes aux couleurs dorées. Moins de monde et une atmosphère paisible. Mais attention : dès la mi-septembre, les nuits deviennent froides et certains camps de yourtes ferment. Lors de notre voyage mi-septembre, c’était déjà limite pour les treks à cheval, les conditions se dégradant vite en altitude.
Hiver (novembre à mars)
Froid marqué (0 à -15 °C en plaine, bien plus en montagne). Les lacs de haute altitude comme Song-Kul deviennent inaccessibles. La saison est surtout adaptée au ski (notamment à Karakol) et à ceux qui veulent découvrir le Kirghizistan dans une ambiance plus authentique et hivernale.
À retenir : pour combiner météo clémente et culture nomade, privilégiez juillet à début septembre. Au-delà, les conditions deviennent vite difficiles en montagne.
Quel mode de transport pour ce road trip au Kirghizistan ?
Le Kirghizistan est avant tout un pays de montagnes. Pour profiter pleinement des paysages et accéder aux zones reculées (Song-Kul, Kol-Suu, Tash Rabat…), la voiture est quasi indispensable.
Idéalement, privilégiez la location d’un 4×4 (depuis Bichkek ou Och) : il vous donnera la souplesse d’atteindre les pistes non asphaltées, d’explorer les cols, et de vous arrêter dans des villages ou au bord d’un lac.
Sans véhicule, vous resterez, comme nous, cantonnés aux grandes villes accessibles en taxi ou minibus.
Routes & navigation
– Axes principaux : la route Bichkek – Issyk-Kul – Karakol est goudronnée et praticable sans souci, mais attendez-vous à du trafic camion.
– Autour du lac Issyk-Kul : certaines portions étaient en travaux lors de notre passage, prévoyez des ralentissements.
– Routes secondaires & pistes : beaucoup d’accès aux vallées (Song-Kul, Kol-Suu, Arslanbob) se font sur pistes de terre, parfois caillouteuses et franchissables uniquement par 4×4.
– Conseils pratiques : roulez de jour, soyez patients dans les cols, et prévoyez de télécharger une carte hors ligne (Maps.me ou OSM). Le GPS fonctionne bien, mais le réseau disparaît vite en montagne.
Alternatives sans voiture
– Yandex Go : l’appli fonctionne très bien dans les grandes villes (Bichkek, Karakol, Och) et sur de nombreux trajets interurbains. En revanche, ce n’est pas disponible partout (ex. à Kochkor). C’est une bonne option pour rejoindre le départ de nombreux parcs nationaux sans louer de véhicule.
– Taxis : négociez toujours les prix avant de monter. Les voitures 7 places sont fréquentes et pratiques pour les familles ou groupes.
– Stop (auto-stop) : très courant, même utilisé par les locaux. Les conducteurs s’attendront souvent à une participation financière, donc discutez du prix à l’avance.
– Marshrutkas (minibus collectifs) : très bon marché et fréquents entre les grandes villes, mais ils ne desservent pas les sites naturels.
– Transports locaux : dans certaines vallées, il est possible de négocier un cheval ou une voiture locale pour les derniers kilomètres, mais c’est aléatoire.
Documents & conduite
– Permis : le permis national est accepté pour les courts séjours, mais un permis international est recommandé.
– Assurance : vérifiez bien votre contrat avant de louer ou d’entrer avec votre propre véhicule.
– Carburant : stations fréquentes sur les grands axes, mais plus rares dans les montagnes → faites toujours le plein avant de quitter une grande ville.
Distance totale estimée
Un itinéraire classique Bichkek → Issyk-Kul → Karakol → Song-Kul → Och représente 1 000 à 1 200 km selon les variantes.
Les temps de trajet sont plus longs que prévu : comptez souvent 3–5 h pour parcourir 200 km, surtout en montagne.
1 semaine
C’est court. Vous verrez Bichkek, le lac Issyk-Kul et peut-être Karakol. Un petit aperçu du pays, mais vous resterez sur votre faim, surtout si vous rêvez de montagne et de vie nomade. Voir un itinéraire faisable au Kirghizistan en 1 semaine.
2 à 3 semaines
C’est la durée qui fait sens. Vous avez le temps de monter à Song-Kul à cheval, de dormir dans plusieurs yourtes, d’aller voir Arslanbob ou Sary-Chelek, et de descendre tranquillement vers Och. On a voyagé 21 nuits et c’était un rythme qui permettait de vraiment sentir le pays.
1 mois ou plus
Là, tout s’ouvre. Vous pouvez tenter les grands treks (Ala-Kul, Kol-Suu), prendre le temps de vous perdre dans des vallées sans plan précis, ou même combiner avec un pays voisin. Mais il faut aimer l’imprévu et accepter les temps de trajet longs.
À retenir : en dessous de 10 jours, vous ne verrez que la surface. Autour de 2 à 3 semaines, c’est idéal pour avoir une vraie immersion entre lacs, montagnes et culture nomade.
Le Kirghizistan peut être une étape d’un plus grand voyage en Asie centrale. Plusieurs pays voisins se combinent facilement grâce aux postes-frontières et aux liaisons en bus ou taxi. Voici quelques idées de suites logiques à un séjour au Kirghizistan :
Ouzbékistan – C’est l’option la plus naturelle. Vous passez facilement la frontière (par exemple à Och → Andijan ou Bichkek → Tachkent) pour découvrir Samarcande, Boukhara et Khiva. Les villes mythiques de la Route de la Soie contrastent totalement avec les paysages du Kirghizistan.
Kazakhstan (sud) – Depuis Bichkek, vous rejoignez rapidement Almaty. Le sud du pays offre de superbes excursions comme le canyon de Charyn, le lac Kaindy ou les montagnes de l’Alatau. Plus moderne et urbain que le Kirghizistan, mais avec de vrais trésors naturels.
Tadjikistan – Pour les amateurs de routes d’aventure. La Pamir Highway est un mythe pour les voyageurs en 4×4 ou à vélo. L’accès peut se faire via Och, mais demande de la préparation (visa, conditions routières difficiles).
Chine (région du Xinjiang) – Moins fréquentée, la frontière de Torugart (entre Naryn et Kashgar) est une option pour les voyageurs aguerris. Attention : démarches administratives lourdes et contrôles stricts.
Kazakhstan (nord) ou Russie – Moins immédiat depuis le Kirghizistan, mais possible via de longs trajets. C’est une continuité pour ceux qui veulent remonter vers l’Europe ou la Sibérie.
À retenir : Notre voyage et surtout la combinaison la plus simple reste Ouzbékistan et le sud du Kazakhstan. Faciles d’accès, complémentaires et très différents du Kirghizistan.
Voyager au Kirghizistan avec des enfants, c’est possible et même magique, mais il faut adapter le rythme. Voilà quelques activités qui marchent bien en famille :
Balades à cheval
C’est l’activité incontournable. Autour de Song-Kul ou Kochkor, on peut organiser des sorties à la demi-journée ou sur plusieurs jours. Les chevaux sont calmes, adaptés aux débutants, et les guides locaux ont l’habitude d’accompagner des familles.
Excursions en 4×4
Une bonne alternative quand les enfants sont trop jeunes pour marcher longtemps. Les pistes mènent à des panoramas superbes (cols, lacs, vallées). C’est confortable pour alterner découverte et petites pauses.
Nuits en yourte
Dormir sous une yourte, près d’un lac ou dans une vallée, reste une expérience marquante pour les enfants : feu de camp, moutons qui passent devant la porte, ciel étoilé incroyable. Attention aux nuits froides : prévoir des duvets chauds.
Lacs accessibles
Issyk-Kul est facile avec des enfants : plages, baignades l’été, petites balades sans difficulté. Plus haut, Sary-Chelek ou Arslanbob permettent des marches courtes dans des paysages de montagne sans forcément partir en trek.
Découvertes culturelles
Les enfants adorent les marchés (fruits, pains, épices), voir un spectacle de chasse à l’aigle près de Bokonbaïevo, ou encore participer à un atelier de feutre ou de cuisine locale. Ce sont des moments interactifs qui marquent plus que les musées.
Balades courtes
Près de Karakol ou de Kochkor, il y a des petites randonnées accessibles (1 à 2 heures) pour aller voir une cascade, une vallée fleurie ou un canyon (comme Skazka, le canyon de conte de fées au bord d’Issyk-Kul). Parfait pour marcher un peu sans user les plus jeunes.
À retenir : cheval, 4×4 et yourtes forment le trio gagnant pour voyager avec des enfants au Kirghizistan. Autour, ajoutez des lacs, des marchés et quelques balades faciles pour varier et garder tout le monde motivé.
La cuisine kirghize est simple et rassasiante, et il est assez facile de trouver des plats adaptés aux enfants. On retrouve beaucoup de riz (plov), de pâtes sautées (lagman), de raviolis (manty, samsa) et des soupes légères, toujours servies avec du pain frais. Dans les petites villes et les bazars, on trouve des brochettes, des beignets et des fruits de saison en abondance. Autour des lacs et dans les camps de yourtes, les repas sont souvent basés sur des produits locaux simples (pain, confiture, lait, pommes de terre, viande mijotée). Même si le régime est plutôt carné, il est possible de demander des alternatives végétariennes ou de se contenter des accompagnements.
La nourriture n’est pas pimentée, ce qui facilite les repas avec des enfants. En revanche, les viandes les plus consommées restent le mouton, l’agneau et le cheval, avec des saveurs parfois fortes qui peuvent surprendre. Pour les familles, une question peut se poser : faut-il expliquer ou non aux enfants l’origine exacte de la viande ? Certains préfèrent ne rien dire pour éviter les blocages à table, d’autres en profitent pour en discuter ouvertement.
Pour les adultes, il faut savoir que le Kirghizistan est un pays de buveurs de thé : le café à emporter est rare en dehors des grandes villes. Nous avons souvent trouvé notre bonheur… dans les stations-service, étonnamment mieux fournies que beaucoup de cafés de village. En pratique, on s’adapte vite et le thé chaud devient un compagnon de route quasi quotidien.
Astuce pratique : l’eau du robinet n’est pas potable, même en ville. Il est donc essentiel d’avoir une gourde filtrante ÖKO. Elle permet de filtrer l’eau et d’éliminer efficacement bactéries, impuretés et certains métaux lourds, ce qui évite d’acheter des bouteilles en plastique. Très pratique avec des enfants : vous pouvez remplir la gourde dans les camps de yourtes, chez l’habitant ou aux sources naturelles et boire en toute sécurité.
L’accès à internet est globalement bon dans les villes, mais devient vite limité dès qu’on monte en altitude ou qu’on s’éloigne des grands axes. Nous avons testé plusieurs solutions lors de notre voyage :
Opérateur O!
C’est l’option la moins chère : environ 5 € pour 30 jours en data illimitée. Pratique à Bichkek ou dans les zones urbaines, mais le réseau n’a pas fonctionné partout, surtout en montagne.
Mega
Un peu plus cher, 8 € pour 30 jours illimités, mais une couverture nettement meilleure. C’est le seul réseau qui fonctionnait à Song-Kul, ce qui en fait un choix plus fiable si vous prévoyez des séjours prolongés en altitude.
les cartes sims vendus dans les aéroports sont 2x à 3x plus chers
eSIM
Il existe des solutions eSIM internationales, plus pratiques à installer avant le départ, mais le coût est bien plus élevé que d’acheter une carte locale. À envisager si vous ne voulez pas perdre de temps sur place.
Arrivée, récupération du véhicule et route vers le lac Issyk-Kul, la « mer intérieure » du pays. Paysages de steppes, contreforts montagneux, villages. Installation au bord du lac.
Distance/temps : ~250 km, 4–5 h de route.
Visite des pétroglyphes à ciel ouvert, puis route vers Karakol avec arrêt possible au canyon Skazka. Nuit à Karakol, ville au riche passé russe et doungane.
Distance/temps : ~140 km, 2 h.
Excursion dans la vallée de Jety-Oguz (rochers rouges, cascades, pâturages). Retour à Karakol.
Distance/temps : ~30 km (aller simple), 45 min ×2.
Route panoramique le long de la rive sud, plus sauvage. Possibilité d’assister à une démonstration de chasse à l’aigle. Nuit au bord du lac.
Distance/temps : ~135 km, 2 h.
Traversée vers l’intérieur du pays pour atteindre Kochkor, village réputé pour son artisanat en feutre. Bon point de départ pour la montagne.
Distance/temps : ~110 km, 2 h.
Montée en 4×4 par le col (3 400 m) pour rejoindre le lac Song-Kul (3 000 m). Balades à cheval, nuit en yourte.
Distance/temps : ~90 km, 3 h de piste.
Descente puis route vers Bichkek. Dernier bazar, souvenirs et soirée en ville.
Distance/temps : Song-Kul → Kochkor ~90 km (piste, 2–3 h), puis Kochkor → Bichkek ~190 km (3 h). Total : ~280 km, 6–7 h.
À savoir : 1 semaine est faisable mais uniquement avec un véhicule/4×4. Sinon, trop de pertes de temps en transferts.
Même parcours que la version 1 semaine (Bichkek → Issyk-Kul → Karakol → Bokonbaïevo → Kochkor).
Montée au lac, nuit en yourte.
Distance/temps : ~90 km, 3 h de piste.
Sortie du lac côté sud-est, route vers Naryn. Ville de montagne, simple mais vivante.
Distance/temps : ~150 km, 3–4 h.
Visite du caravansérail de Tash Rabat, vestige de la Route de la Soie. Nuit en yourte.
Distance/temps : ~115 km, 2 h.
Piste isolée menant au spectaculaire lac Kol-Suu. Balade, nuit en yourte.
Distance/temps : ~200 km, 4–5 h selon conditions.
Retour par la même vallée, repos en ville.
Distance/temps : ~200 km, 4–5 h.
Grande traversée du centre, paysages de montagnes. Nuit à Arslanbob.
Distance/temps : ~450 km, 10–11 h.
Balades dans la forêt de noyers et vers les cascades. Nuit sur place.
Route vers le parc national et ses lacs turquoise. Nuit en guesthouse.
Distance/temps : ~220 km, 4–5 h.
Route vers Toktogul, au bord de son grand réservoir.
Distance/temps : ~260 km, 5 h.
Remontée finale par la vallée de Suusamyr. Arrivée à Bichkek.
Distance/temps : ~270 km, 5 h.
Important : en 2 semaines, vous couvrez tout le pays, mais pas de gros treks. Pour intégrer un trek à cheval (Song-Kul) + randonnées (Karakol), il faut choisir et ne pas descendre vers le sud. Pour combiner grands sites + treks, il faut prévoir 3 semaines.
3 semaines sont idéales : Issyk-Kul, Karakol, Song-Kul, Kol-Suu, Arslanbob, Sary-Chelek, Och… et assez de temps pour caler de vrais treks (cheval + rando) sans sacrifier une région.
En repensant à notre voyage, je réalise que nous avons, à notre manière, « raté » une part de ce que le Kirghizistan avait à offrir. Sur le papier, tout semblait simple — les taxis, les mini-bus et les bus permettent de relier facilement les villes. Mais pour un pays aussi montagneux, cela ne suffit pas. Le Kirghizistan est un pays de sommets, de vallées sauvages, de pistes oubliées — sa grandeur est dans ces espaces où la civilisation se fait discrète. Or, sans véhicule à soi, nous étions cantonnés aux axes principaux, incapables de s’échapper vers ces zones reculées.
L’accueil kirghiz authentique, celui qui vous marque — ce n’est pas dans les grandes rues de Bichkek ou Karakol que vous le trouverez le plus souvent. Il est là, dans une yourte, au bord d’un lac de montagne, dans un hameau perdu où des enfants viennent vous saluer, ou encore sur une piste où un passant s’arrête sans raison pour offrir de l’aide ou du thé. Mais pour accéder à ces instants, il faut bouger hors des circuits classiques. Et pour cela, il faut une liberté totale : pouvoir suivre une piste, bifurquer, s’arrêter au gré de l’humeur.

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4 réponses
J’ai cliqué à plusieurs reprises sur votre lien pour louer un véhicule, un peu surprise que cela soit possible par ce biais, et cela ne fonctionne effectivement pas, bishkek n’est pas dans la liste. je crois qu’il n’y a pas de grands loueurs internationaux encore installés au kirghizistan.
Cordialement
Merci pour votre retour ! Effectivement, les grands loueurs internationaux ne sont pas encore présents au Kirghizistan. C’est une destination qui demande des prestataires locaux spécialisés, surtout pour les 4×4.
Je suis justement en train de sélectionner les meilleures options locales fiables pour mettre à jour la page et vous proposer des solutions de réservation qui fonctionnent. À très vite !
Bonjour,
Je pars au Kirghizistan en mai (maman solo) avec mes 2 enfants de 4 et 9 ans pour 10 jours. Avez-vous des recommandations/précautions pour un séjour là bas avec des enfants aussi petits ? (pour éviter petits tracas et maladie)
Merci beaucoup !
Bonsoir,
Ne vous inquiétez pas trop pour l’aspect sanitaire. Nous sommes partis avec le strict minimum en médicaments et tout s’est très bien passé. Le Kirghizistan est un pays magnifique et les gens sont d’une gentillesse incroyable, particulièrement avec les familles.
Si un problème devait survenir, l’accès aux soins est tout à fait possible. Pour l’anecdote, notre fille de 7 ans était partie après avoir avalé une pièce de 1€, et nous avons pu profiter du séjour sereinement après avoir passé une radio de contrôle à Karakol:)
Bon voyage !