BINAVIBE
Accueil > Trek & Bivouac > Comment habiller son enfant pour randonner ?
Lors de notre départ pour traverser les Alpes à pieds, nos filles avaient 4, 6, 11 et 13 ans. Autant dire qu’en matière d’équipement, il a fallu bien réfléchir avant de se lancer dans l’aventure.
Pour ceux que cette aventure intéresse, deux autres supports sont disponibles :
D’abord, nous avons filmé cette traversée sous forme de daily vlogs (ici pour débuter l’aventure), pour partager les moments forts et les coulisses de notre périple au jour le jour.
Ensuite, nous avons réalisé une vidéo bilan de cette grande randonnée, qui nous a conduits à travers les Alpes pendant 33 jours et 407 km à pied.
Dans cet article, on partage avec vous ce qu’on a vraiment utilisé pendant notre traversée des Alpes à pied, en famille : les vêtements que nos enfants ont portés chaque jour, ceux qui ont fait la différence sur le terrain… et ceux qui sont restés au fond du sac.
Ici, pas de tenue « parfaite » toute faite, mais un retour d’expérience honnête après un mois de marche en autonomie : des habits légers, faciles à sécher, confortables, et surtout pensés pour que les enfants bougent, respirent, dorment, grimpent et traversent des rivières sans râler tous les deux kilomètres.
On vous détaille pièce par pièce ce qu’on avait prévu, pourquoi on l’a choisi, et ce qu’on referait exactement pareil — ou pas. Si vous préparez une randonnée en famille, que ce soit pour un week-end ou un mois, on espère que ces infos concrètes vous feront gagner du temps… et quelques grammes dans le sac.
👉 Si vous cherchez plutôt à savoir quoi mettre dans le sac (sac à dos, tente, trousse de secours, gourdes, réchaud…), on a rédigé un article dédié juste ici :
Matériel de randonnée pour enfants : notre équipement testé sur le terrain.
Ici, ce n’est pas la marque du vêtement qui fait la différence. Ce qui compte, c’est qu’il soit technique, léger, facile à sécher… et surtout, qu’on s’y sente bien. On est partis avec des vêtements accessibles, ceux que tout le monde peut trouver chez Decathlon ou en grande surface.
À l’inverse du matériel (tente, couchage, gourde filtrante…) où le choix est plus stratégique, pour les vêtements, tant que c’est technique et léger, c’est suffisant. La couleur n’a aucune importance, et tout ce qu’il vous faut se trouve dans n’importe quel magasin de sport.

Pour notre traversée des Alpes à pied en famille, on a longtemps réfléchi au choix des chaussures pour les enfants. Finalement, on a pris une décision simple : acheter leurs chaussures environ un mois avant le départ, afin qu’ils puissent les tester, marcher avec, et faire leurs premières ampoules (les fameuses « cloches belges »).
Nous avons opté pour des chaussures de randonnée imperméables, achetées chez Decathlon. L’objectif était double : éviter les pieds mouillés dès le matin à cause de la rosée, mais aussi rester au sec lorsqu’on traversait des lits de rivière ou des zones marécageuses. Ce n’est pas parce qu’il ne pleut pas qu’il n’y a pas d’eau sur le chemin…
On a choisi des modèles à tige basse, non seulement pour leur légèreté, mais aussi pour leur facilité de séchage. Après chaque étape humide, on ouvrait complètement les chaussures, on retirait les lacets, et on les laissait bien s’aérer. Ce type de chaussure est aussi plus simple à enlever pour les enfants : pas besoin de défaire cinq kilomètres de lacets. Et comme on faisait aérer les pieds tous les 5 km environ (ou toutes les 2 heures), ça comptait vraiment.
On a pris des modèles de gamme intermédiaire à mi-haut de gamme : pas les premiers prix, mais pas non plus les modèles les plus techniques. Le but était de trouver un bon équilibre entre confort, solidité et budget.
J’ai vu récemment passer un TikTok qui disait que pour s’équiper correctement pour la randonnée et le bivouac, il fallait compter plus de 1000 € par personne. Vous imaginez bien qu’à 6, on n’avait pas 6000 € à dépenser uniquement en matériel. On a donc fait des choix raisonnés, en privilégiant la qualité utile sans tomber dans l’excès.
La couleur n’avait aucune importance pour nous, mais en revanche, on a été très vigilants sur un point : la semelle. Il nous fallait une semelle avec une bonne accroche, capable d’adhérer sur les pierres, la terre humide, les descentes… Pas de chaussures de tennis ni de chaussures de ville. On voulait de vraies chaussures de randonnée, prévues pour ce type d’effort et de terrain.
Enfin, nous avons pris des chaussures parfaitement ajustées à la taille des enfants. Pas une taille au-dessus « pour qu’ils les gardent plus longtemps ». On savait que la traversée allait user les chaussures. Ce qu’il nous fallait, c’était du confort immédiat, sans frottement, pour limiter les douleurs sur la durée.
Chaussures de bivouac : faut-il une paire en plus ?
On nous pose souvent la question : faut-il prévoir une deuxième paire de chaussures pour le bivouac ? De notre côté, la réponse est oui… mais avec modération.
Chaque enfant avait une paire de slashs ultra légers, des chaussures type claquettes en mousse, juste pour enfiler rapidement après la journée de marche, laisser les pieds respirer, et surtout ne pas garder les chaussures de rando humides dans la tente. Ces modèles légers permettent de garder les pieds au sec et d’éviter de marcher pieds nus si le sol est froid ou sale.
Mais attention : le poids compte. En rando itinérante, chaque gramme dans le sac finit par peser, et ces petites chaussures « de confort » sont souvent les premières qu’on envisage de laisser de côté. Cela dit… moi (Virginie), j’étais bien dans mes Crocs ! C’est sûr que ce n’est pas le truc le plus compact du monde, mais quel bonheur pour aller remplir une gourde ou sortir de la tente sans devoir rechausser ses grosses pompes mouillées.
Si vous avez encore un peu de marge dans le sac, ça peut valoir la peine. Mais choisissez un modèle ultra léger, compact, et facile à enfiler.

Pour accompagner les chaussures, on a choisi de rester simples et efficaces : des chaussettes de randonnée classiques, les Hike 500 de chez Decathlon. Elles sont légères, respirantes et adaptées à la marche, sans couture gênante ni épaisseur inutile.
Chaque enfant avait 3 paires, ce qui nous permettait de faire des rotations : une paire portée, une en cours de séchage, une propre prête à l’emploi. Ça suffisait largement sur un mois de marche, tant qu’on faisait sécher les chaussettes dès qu’on s’arrêtait.
De notre côté (adultes), on était équipés en chaussettes en laine mérinos, qu’on trouve vraiment idéales pour la rando : elles régulent la température, ne sentent presque rien même après plusieurs jours, et sèchent vite. Si on en avait trouvé pour les filles, on en aurait pris sans hésiter : c’est clairement ce qu’il y a de mieux, surtout pour les longues marches en autonomie.
En résumé, avec 3 bonnes paires de chaussettes techniques, les enfants étaient à l’aise, jamais trempés, et surtout protégés des frottements. Et ça, pour marcher longtemps sans râler, c’est un vrai luxe !
Pour éviter les ampoules, on a adopté une stratégie toute simple, mais vraiment efficace : aérer les pieds régulièrement. En randonnée, l’humidité est l’ennemi numéro un : chaussettes humides, chaussures qui chauffent… c’est comme ça que les ampoules apparaissent. Alors, on a pris l’habitude de retirer les chaussures et chaussettes à intervalles réguliers, même si tout va bien.
Sur terrain plat, on fonctionne par routine : on boit toutes les 2,5 km (avec notre gourde filtrante OKO, toujours à portée de main), et on fait une pause « pieds nus » tous les 5 km. Ça permet non seulement de sécher un peu les chaussettes et les chaussures, mais aussi de laisser respirer la peau. En montagne, c’est différent : on s’arrête souvent au col, ou à mi-pente si le col est trop loin. On suit le terrain, mais surtout on reste à l’écoute des enfants. S’ils disent que ça frotte, que ça chauffe, ou qu’ils sont fatigués… on s’arrête. Tout simplement.

Côté bas, on est restés sur l’essentiel, et franchement, ça a très bien fonctionné. Chaque enfant avait :
Ce combo simple et malin leur permettait de s’adapter à toutes les conditions. En journée, elles randonnaient en short ou en legging. Si la météo changeait, on ajoutait le pantalon thermique + pantalon imperméable. Le soir, le pantalon thermique servait aussi pour dormir au chaud. Tout a été acheté chez Decathlon, dans des gammes accessibles et légères, et chaque pièce avait plusieurs fonctions, ce qui était parfait pour limiter le poids dans le sac.
Notre gourde filtrante OKO, on ne sait plus s’en passer maintenant — c’est elle qui nous a accompagnés tout au long de notre traversée des Alpes. Légère, fiable, sans arrière-goût, c’est devenue une évidence : elle est toujours dans notre sac, que ce soit pour une rando d’une journée, un bivouac en famille ou même un simple trajet en train.
Parce que vous êtes encore peu nombreux à connaître cette gourde, on se devait de vous en parler. Cette gourde filtrante permet d’avoir de l’eau potable partout avec vous. C’est grâce à elle qu’on ne porte plus des kilos d’eau sur le dos : il suffit juste de prendre le temps de la recharger en chemin, dans une rivière ou une fontaine.
Elle a littéralement changé notre manière de gérer l’eau en randonnée. Plus besoin de chercher un robinet ou de rationner : on boit quand on veut, en confiance. Et comme on nous la demande souvent, sachez qu’on a un code de réduction de -10 % : OKOBINAVIBE.

Là encore, on a opté pour la légèreté et l’efficacité. Chaque enfant avait exactement ce qu’il fallait, sans surplus inutile :
Chaque haut avait un usage bien défini mais pouvait aussi servir à autre chose selon les besoins du moment. Grâce à leur matière technique, tous ces vêtements étaient faciles à porter, à rincer, à sécher, et surtout très légers dans le sac à dos.
Petit rappel valable aussi pour le short vs pantalon : plus la peau est couverte, moins on a besoin de crème solaire. Les shorts sont plus agréables en cas de chaleur, mais ils obligent à protéger les jambes avec de la crème. Un pantalon léger (ou un legging fin) permet souvent de s’en passer.
Pour avoir chaud, les deux grandes ont une veste technique type doudoune chaude ultralégère et les plus jeunes un polar. Ceux-ci servent aussi bien le soir au bivouac qu’en journée qu’en on arrête de marcher pour une pause pour ne pas se refroidir.
Chaque enfant avait aussi un K-Way en deux pièces : une veste imperméable légère pour le haut du corps, et un sur-pantalon imperméable pour le bas. Ce système modulable nous permettait d’ajuster rapidement en fonction de la météo. Le K-Way servait à la fois de protection contre la pluie, mais aussi de couche supplémentaire en cas de vent ou de froid, notamment le matin ou en altitude.
On tenait à ce que ce soit ultra léger et facile à ranger, et ce système deux pièces remplissait parfaitement ce rôle. Ce n’était pas une grosse veste encombrante, mais un équipement minimaliste, pensé pour bouger léger.
🗻 Avant de partir, on avait aussi pris le temps de regarder les conditions météo possibles en août 2024 dans les Alpes : températures en plaine, en altitude, pluviométrie, amplitude thermique… Ça nous a aidés à faire des choix raisonnés et à éviter de surcharger inutilement les sacs.
👉 Petite note d’attention : ces choix sont adaptés à une rando estivale. Si vous partez à une autre saison (printemps, automne ou hiver), il faudra probablement renforcer l’équipement : une couche chaude en plus, des vêtements plus techniques contre le vent ou la pluie, voire une isolation thermique plus performante. Tout dépend de la météo prévue, du terrain, et de la durée d’exposition.
A découvrir :
Chaque enfant avait 3 culottes, tout simplement. On a choisi des modèles en coton léger, faciles à laver à la main et rapides à faire sécher sur une corde ou au soleil. Et pour les plus grandes des culottes ultra légères de randonnée qui sèchent très vite.
Ce système permettait une rotation fluide : une portée, une en lavage, une qui sèche… Le but était d’être autonome une semaine sans machine, tout en gardant une hygiène correcte. Encore une fois, pas besoin de sur-équiper : du simple, du lavable, et du léger.
Sur ce point-là, il y a clairement deux écoles. Moi, je suis plutôt casquette. Je trouve ça simple, léger, facile à ajuster… et oui, un peu plus stylé aussi. Mais c’est vrai que ça ne protège pas le cou ni les oreilles, donc il faut rester vigilante quand le soleil tape fort.
Benoît, lui, est clairement dans l’équipe chapeau à larges bords, façon Indiana Jones. Et il a raison sur un point : ça protège beaucoup mieux — le visage, les oreilles, le cou, et parfois même un peu les épaules. C’est plus encombrant, mais pour de longues journées en plein cagnard, c’est vraiment efficace.
Au tout début, on mettait des fichus aux filles. C’était léger, pratique, ça séchait vite… mais à l’usage, on s’est vite rendu compte que ça ne protégeait ni le visage, ni les oreilles, ni le cou. On est donc passé au chapeau ou à la casquette, selon les préférences de chacun.
Et pour compléter sur la protection solaire : on n’a jamais utilisé de lunettes de soleil pour les enfants. Ce n’était pas un choix volontaire, on n’a juste jamais eu l’habitude, et ça ne nous a pas manqué. Cela dit, si on devait randonner en haute montagne ou dans la neige, là où le soleil se reflète fortement, je pense que ce serait important d’en avoir. Tout dépend vraiment des conditions.
Bref, à vous de voir ce que vous privilégiez : la protection, la légèreté ou le style. Mais de notre côté, on a toujours fait attention à ce que les enfants aient quelque chose sur la tête dès que le soleil est là.

Un élément qu’on n’avait pas dans notre équipement, ce sont les lunettes de soleil pour les enfants. Honnêtement, ça ne nous a jamais manqué. On n’a jamais eu l’habitude de leur en mettre pour marcher, et elles n’en ont pas réclamé non plus. Je pense que dans notre cas — sans neige, sans grands sommets blancs, en été — ce n’était pas indispensable.
Mais je me dis que si on devait randonner en haute montagne, ou dans des zones enneigées où le soleil se reflète fortement, là oui, ça pourrait devenir utile. C’est à adapter en fonction de l’environnement.
Comme toujours, on a ajusté en fonction de ce qu’on voyait marcher sur le terrain. Et je crois que c’est ça la clé en randonnée avec des enfants : tester, observer, et simplifier.

Toutes les semaines, notre newsletter vous apporte :
🏕️ Des idées de micro-aventures en France accessibles en famille
💸 Des bons plans pour voyager malin
🌍 Des idées qui donnent envie de faire les sacs et partir à l'aventure
Rejoins +de 1000 lecteurs