Notre traversée de la Corée du sud à vélo

De séoul à busan

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Après avoir traversé les Alpes à pied en famille, navigué avec des enfants sur le Canal du Midi, exploré les fonds marins des Philippines en plongée sous-marine et atteint les sommets lors du trek de l’Annapurna, notre soif de découverte nous a poussés vers un nouveau mode d’itinérance.

En octobre 2025, nous avons décidé de troquer nos chaussures de randonnée et nos palmes pour des pédales.

Notre nouvel objectif :

traverser la Corée du Sud sur 633 kilomètres, de Séoul à Busan en vélo.

Passer de l’aventure brute et verticale des sommets népalais au confort horizontal de la « Route des 4 Fleuves » (4 Rivers Path) a été une véritable révélation. Nous cherchions une manière différente de voyager en famille, mêlant effort physique et fluidité logistique. La Corée du Sud, avec ses infrastructures cyclables uniques au monde, s’est révélée être le terrain de jeu idéal pour cette première grande aventure à vélo.

L’âge des enfants au moment du départ ? Olivia 14 ans, Jill 12 ans, Yoko 7 ans et Sue 5 ans.

Préparation de la traversée

Pour nous, l’aventure a commencé cinq mois avant le grand départ. C’est le délai que nous avons jugé idéal pour caler toute la logistique. La question d’emporter nos propres vélos depuis l’Europe ne s’est pas posée car, avant d’arriver en Corée du Sud, nous avons d’abord découvert le Kirghizistan avec nos enfants, puis l’Ouzbékistan en famille.

Il y a une chose importante à prendre en compte : la période de votre traversée. De mi-septembre à mi-octobre, il y a beaucoup moins de monde sur les sentiers. Par conséquent, nous n’avons eu aucun mal à louer des vélos ou à trouver des hébergements.

Côté budget, il faut savoir qu’un vol aller-retour classique entre l’Europe et la Corée du Sud coûte généralement aux alentours de 550 €, hors transport des vélos.

La location des vélos

Notre organisation était un peu particulière : nous avions besoin de quatre vélos, mais aussi d’une remorque. Nos deux benjamines, Yoko et Sue, ne sachant pas encore pédaler seules, il a fallu prévoir de les tirer sur tout le parcours.

Après avoir fouillé Internet, nous avons pris contact via WhatsApp avec Korea Seoul Bike Rental. Ils sont idéalement situés dans Séoul et proposent des centaines de vélos, mais surtout (le plus important pour nous) : ils avaient des remorques !

Le test à l’arrivée : l’heure de vérité

Dès notre sortie de l’aéroport, nous avons filé directement chez le loueur pour tester le matériel. Vive kakaomaps et vive internet en sortant de l’avion !

et pour internet ? on vous en parle dans cet article sur notre choix de eSim en corée du sud.

La réalité nous a vite rattrapés : tirer une remorque de près de 60 kg sans assistance électrique allait s’avérer mission impossible sur la durée.

Sur les conseils avisés du loueur, nous avons donc troqué nos vélos classiques contre des vélos électriques. Jill et Olivia, de leur côté, sont restées sur des modèles classiques. Petit bonus : la remorque prévue étant un peu fatiguée, le loueur a eu la gentillesse d’aller nous en chercher une neuve pour garantir notre sécurité.

Équipements et services inclus

Le loueur ne s’est pas contenté de nous donner les clés. Nous sommes partis bien équipés :

  • Autonomie : Une batterie supplémentaire par vélo électrique (soit 2 batteries par vélo).

  • Sécurité : Des casques pour toute la famille.

  • Stockage : 8 sacoches de 20 litres (2 par vélo).

  • Entretien : Un kit de réparation de survie (qui nous a été bien utile !).

La gestion des bagages

Une question restait en suspens : où laisser le surplus de bagages ? Le loueur nous a sauvé la mise en proposant un service de transfert de bagages jusqu’à Busan. Nous avions anticipé ce besoin en préparant nos sacs à l’avance pour ne garder que le strict nécessaire avec nous sur les vélos.

Et pour le retour ? Rien de plus simple. Nous n’avions qu’à indiquer l’adresse de notre hôtel à Busan au bout des 10 jours pour qu’ils viennent récupérer les vélos directement sur place.

Le budget total

Pour l’ensemble de ces services (location des 4 vélos, des batteries, de la remorque neuve, transfert et récupération des bagages à Busan), le coût total s’est élevé à environ 2 100 dollars.

À noter : Le paiement s’est effectué intégralement en espèces (cash) le jour même.

Des questions sur ce loueur ? N’hésitez pas à les poser en commentaire, je me ferai un plaisir de vous donner plus de détails

Et question assistance ?

C’est dans les moments de galère que l’on juge vraiment la qualité d’un service. Au milieu de la Corée du Sud, en plein dénivelé, nous avons eu un souci de batterie sur l’un des vélos électriques.

Nous avons immédiatement contacté le loueur via WhatsApp. Non seulement il a été ultra-réactif, mais il ne nous a pas laissé tomber une seule seconde. Il nous a guidés pour effectuer les réparations nécessaires dans un atelier local et a pris l’intégralité des frais à sa charge.

C’est pour ce genre de sérieux et de fiabilité que nous vous recommandons ce loueur les yeux fermés. Vous pouvez partir sereins : en cas de pépin, ils répondent présent !

Même si le loueur assure la partie technique des vélos, n’oubliez jamais qu’une aventure de ce type comporte ses propres risques. Entre les kilomètres parcourus et les imprévus logistiques, partir avec une assurance voyage solide est, pour nous, non négociable.

De notre côté, nous avons fait confiance à Gobyava. Ils proposent des formules adaptées aux voyageurs et une couverture complète pour les pépins de santé ou les accidents sur place.

Une fois sur place

Première étape : Préparation et repos à Incheon

Une fois les vélos vérifiés, notre loueur a commandé un taxi pour nous conduire à notre hôtel. Celui-ci se situait à proximité immédiate du point de départ de la traversée, du côté d’Incheon.

Nous avons logé au Reseutia Incheon Hotel. Cet établissement est particulièrement adapté aux cyclotouristes car il propose des appartements disposant de garages privatifs situés juste en dessous des logements, ce qui facilite le stockage sécurisé des vélos arrivés plus tard dans la journée.

C’est également un hôtel pratique car il se trouve à côté de l’office du tourisme qui vend les passeports. N’oubliez pas d’aller chercher votre passeport de certification au point de départ (Ara West Sea Lock) pour collectionner les tampons tout au long des 633 km de la piste cyclable.

Alors, je ne sais pas pourquoi, mais pour nous il a été gratuit ! nous n’avons rien du payer. Pour d’autres, il était à 5 euros.

De retour à notre hôtel, on a enfin pu se reposer de ces derniers jours usant en Ouzbékistan mais aussi du vol vers Séoul.

Le lendemain matin, c’est le grand départ, et je vais essayer de répondre à toutes les questions qui me viennent à l’esprit.

Infos pratiques

Voici les réponses aux questions qu’on nous pose le plus souvent (cliquez sur le titre)

Quand partir faire cette traversée de la Corée à vélo ?

Quel est le meilleur moment pour se lancer ?

Le choix de la saison est déterminant pour la réussite d’un tel périple. La Corée du Sud possède un climat très contrasté et, pour le cyclotourisme, l’automne se détache nettement comme la période de prédilection.

L’automne (Septembre à Novembre) : C’est le choix idéal, mais avec des nuances importantes. En septembre, il peut encore faire très chaud, tandis qu’en novembre, le froid est déjà bien présent, particulièrement le matin. De notre côté, nous sommes partis à la mi-octobre et c’était absolument parfait : des températures clémentes et des paysages magnifiques avec le changement de couleur des feuilles (Danpung).

Le printemps (Avril à Juin) : C’est la deuxième fenêtre favorable, notamment pour rouler sous les cerisiers en fleurs. Attention toutefois aux pics de pollution liés aux poussières jaunes venant du désert de Gobi à cette période.

Les périodes à oublier: L’été est fortement déconseillé à cause de la mousson et de l’humidité étouffante qui rendent l’effort physique épuisant. L’hiver, quant à lui, est marqué par un froid sibérien souvent incompatible avec de longues journées à vélo.

Combien de jours pour faire la traversée ?

Quelle durée prévoir pour la traversée ?

Le parcours total entre Incheon et Busan s’étend sur environ 633 km. Bien entendu, la durée idéale dépend de votre forme physique et de votre équipement. Si les cyclistes les plus sportifs le bouclent en moins d’une semaine, le choix du rythme reste très personnel.

De notre côté, nous avons réalisé ce périple en 10 jours. Ce ne fut pas toujours de tout repos, notamment en raison du poids de la remorque et de la logistique avec les enfants. Cependant, nous estimons que pour un voyageur sans remorque et bénéficiant d’une assistance électrique, une durée de 10 jours est parfaite. Ce rythme permet de bien avancer tout en prenant le temps de découvrir la Corée profonde, loin des sentiers battus et des grandes métropoles.

Que voir / que faire ?

Une question revient souvent : peut-on réellement faire du tourisme en Corée pendant cette traversée ? Notre réponse est claire : non. Il n’y a quasiment aucun lieu touristique majeur ou site historique à découvrir directement sur le trajet.

La piste cyclable suit principalement des fleuves et des zones rurales. Si vous recherchez les « incontournables » ou les sites classés au patrimoine mondial, vous passerez à côté. C’est pour cette raison que je ne conseillerais pas ce parcours pour une première visite en Corée du Sud. Vous ne verrez pas les lieux emblématiques (les « to-do ») que l’on attend d’un premier voyage dans ce pays.

C’est une immersion dans une Corée différente, plus sauvage et monotone par moments, qui s’adresse davantage à ceux qui cherchent le défi sportif ou une expérience de déconnexion totale plutôt qu’un circuit culturel.

Notre matériel pour cette traversée

L’équipement : Partir sans panoplie de cycliste

Une autre question que l’on nous pose souvent concerne l’équipement technique. Faut-il investir dans une tenue de cycliste professionnelle pour parcourir les 633 km ? Notre expérience prouve que non.

Arrivant directement d’Ouzbékistan, nous n’avions absolument aucun vêtement spécifique pour le vélo. Nous avons fait toute la traversée avec nos affaires de voyage classiques :

  • Des shorts et des t-shirts légers.
  • Une veste polaire pour les matinées et les soirées plus fraîches.
  • Un pantalon confortable.
  • Une simple paire de baskets.

Certes, nous n’avions pas le « look » local, car les Coréens sont souvent équipés de la tête aux pieds avec du matériel de pointe, mais cela ne nous a pas empêché de pédaler jusqu’à Busan. L’important est d’avoir des vêtements dans lesquels vous vous sentez à l’aise pour bouger et qui sèchent relativement vite.

Note : Si vous utilisez une selle de vélo classique sur 10 jours, un sous-short rembourré peut toutefois être un petit plus pour votre confort, même si nous nous en sommes passés.

Notre équipement

Commodités

Manger, boire et accès aux commodités

L’un des points forts de la Corée du Sud pour le cyclotourisme est la densité des services. Tout au long du parcours, vous trouverez très régulièrement des « convenience stores » (comme les enseignes GS25, CU ou 7-Eleven). Ces supérettes sont de véritables alliées : on y trouve de quoi manger chaud rapidement, des snacks et des boissons à toute heure. Le soir, même en campagne, on traverse beaucoup de petites villes le long du parcours où il est possible de manger facilement.

Pour l’eau, même si elle est accessible, nous avons souvent alterné entre l’achat de bouteilles en magasin et l’utilisation de notre gourde filtrante OKO. Cette solution favorise l’autonomie et la sécurité sanitaire pour toute la famille. Cette gourde, que nous utilisons depuis notre traversée des Alpes, nous a permis de boire n’importe quelle eau sur le trajet en toute sérénité tout en limitant notre dépendance aux bouteilles en plastique.

Vous pouvez retrouver le modèle que nous utilisons ici : Gourde filtrante OKO.

Pour ce qui est des toilettes, la Corée est un paradis pour les voyageurs. Vous en trouverez très souvent le long des pistes cyclables, dans les parcs ou à proximité des bureaux de certification. Elles sont toujours gratuites, extrêmement propres et bien entretenues, ce qui facilite grandement la logistique avec des enfants.

Où dormir pendant votre traversée ?

Se loger : Liberté totale et improvisation

À l’exception de notre premier hôtel à Incheon/Séoul, nous n’avions absolument rien réservé à l’avance pour le reste de la traversée. Ne connaissant pas précisément notre rythme quotidien ni notre état de fatigue chaque soir, nous avons privilégié une flexibilité totale en nous présentant directement aux établissements à la fin de nos journées de pédalage.

Il y a un mais ! si vous préférez tout réserver en amont (ce que je conçois parfaitement), booking reste une bonne référence pour gérer votre réservation à l’avance.

Motels et Love Hotels : Pour optimiser notre budget, nous nous sommes souvent tournés vers les motels et les « Love Hotels ». En Corée, ces établissements sont très répandus, propres et bien équipés. C’est une solution très économique pour les cyclistes. Attention toutefois : certains Love Hotels peuvent parfois refuser les familles avec enfants, il est indiqué à l’entrée.

Mais n’hésitez pas à demander systématiquement, car il arrive qu’ils acceptent tout de même les familles.

Stockage des vélos : Nous avons systématiquement laissé les vélos dans le parking de l’hôtel ou du motel où nous dormions. C’est une pratique courante et sûre. Pour plus de sécurité, notre loueur nous avait fourni deux cadenas, ce qui nous permettait d’attacher le matériel sereinement durant la nuit.

Alternatives pour les petits budgets : Pour ceux qui souhaitent une immersion encore plus proche de la nature ou qui voyagent avec un budget serré, sachez qu’il existe de nombreuses possibilités de camping et de bivouac le long du parcours. De nombreuses aires de repos sont aménagées avec des espaces où il est possible de planter sa tente en toute sécurité, souvent à proximité des blocs sanitaires gratuits et entretenus.

Hébergements pour cyclistes : Il existe également de nombreux établissements spécifiquement dédiés aux cyclotouristes, sur le modèle des gîtes de pèlerins. Ces structures sont organisées pour vous faciliter la vie durant votre traversée. Certains sont même conçus pour vous permettre de monter votre vélo directement dans votre chambre.

Budget pour la traversée

Budget global pour une famille de six

Organiser une traversée de 633 km à six demande une certaine planification financière. Voici le détail de nos dépenses pour vous aider à évaluer le coût d’une telle aventure.

Location du matériel

C’est le poste de dépense le plus important au départ. Pour la location de nos quatre vélos (incluant les modèles électriques avec doubles batteries), la remorque neuve, ainsi que les services de transfert et de récupération des bagages à Busan, le coût total s’est élevé à environ 2 100 dollars. Ce montant a été réglé en espèces le jour de la prise en charge du matériel.

Hébergements

Les tarifs pour loger une famille de six personnes dans une même chambre varient selon le type d’établissement et la localisation :

  • En zone rurale : Comptez une moyenne de 100 000 won par nuit.
  • Dans les grandes villes : Les prix sont plus élevés, aux alentours de 150 000 won la nuit.
  • En Motel ou Love Hotel : C’est l’option la plus économique avec des tarifs débutant autour de 70 000 won.

Alimentations et boissons

La Corée du Sud permet de se nourrir correctement sans se ruiner. En alternant entre les supérettes (convenience stores) pour le midi et de petits restaurants locaux le soir, notre budget pour manger et boire a été de 100 euros par jour maximum pour six personnes. L’utilisation de nos gourdes filtrantes nous a également permis de réaliser des économies sur l’achat d’eau en bouteille tout en assurant notre autonomie.

En résumé, une fois l’investissement initial des vélos effectué, le coût de la vie quotidienne sur la route reste très raisonnable pour une famille nombreuse.

Est-ce sûr de faire cette traversée ?

S’il y a bien un aspect qui ne doit pas vous freiner, c’est la sécurité. Que vous soyez un voyageur solo (homme ou femme), une famille ou que vous voyagiez avec des enfants en bas âge, la Corée du Sud est l’un des pays les plus sûrs au monde.

Durant nos 10 jours de traversée, nous n’avons jamais ressenti la moindre insécurité. Le respect d’autrui est une valeur fondamentale ici. Vous pouvez laisser vos vélos devant une supérette ou dans un parking de motel sans crainte. Pour les familles, c’est un confort mental absolu : on se concentre sur l’effort et le paysage, pas sur la surveillance constante du matériel ou de l’environnement.

Les pistes cyclables sont d’ailleurs très bien pensées pour éviter au maximum les zones de trafic automobile dangereux, ce qui renforce ce sentiment de protection, particulièrement avec une remorque et des enfants.

Et puis, si vous tombez en panne, les coréens sont toujours les premiers à vous aider !

Retrouvez nous sur YouTube ! 

Le dernier jour

Pour notre dernière nuit, nous avions réservé un hôtel sur Booking à l’avance, le Den Basta hôtel (situé à seulement 10 minutes de l’arrivée), car le loueur avait besoin de connaître le point de chute pour récupérer les vélos. Enfin, comme nous avons pris soin de tamponner notre passeport dans toutes les cabines du parcours, nous avons pu nous rendre au centre de certification pour obtenir notre sticker de réussite apposé dans le passeport, ainsi qu’un diplôme. Pour ceux qui le souhaitent, il est également possible d’acheter une médaille souvenir pour marquer le coup !

Notre avis sur cette traversée de la Corée du sud à vélo

Pour découvrir la traversée dans son intégralité, nous avons réalisé des daily vlogs. Cela vous permettra de vous rendre compte de la difficulté ou non de cette aventure géniale à faire en famille. A découvrir sur notre chaine Youtube via la playlist : Corée du sud

Côté logistique, l’hôtel au tout début du parcours est un excellent bon plan pour démarrer sereinement. Nous vous conseillons également de bien réserver votre premier hôtel durant la traversée de Séoul. Pour le reste du trajet, il est préférable de rester flexible car tout dépendra de la météo et de votre heure de départ chaque jour. Ce que nous avons adoré, c’est qu’il s’agit d’une aventure contrôlée : le chemin est toujours clairement indiqué, nous n’étions jamais dans l’extrême et l’organisation était assez simple à mettre en place.

N’hésitez pas à poser vos questions en commentaires. Nous recommandons vivement aux familles, même sans avoir une condition physique particulière, de faire cette traversée qui s’est achevée pour nous après 10 jours avec deux pneus crevés, un pull arraché dans une roue, une remorque retournée et un vélo électrique à plat. Ce n’est pas pour vous faire peur, mais plutôt pour vous montrer que tout est possible.

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