Canal du midi - Camargues en bateau sans permis

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Découvrez la Camargue et le Canal du Midi en bateau sans permis : une croisière fluviale inoubliable au cœur de paysages sauvages, d’écluses paisibles et de villages authentiques. Entre nature, chevaux blancs et moments en famille, cette aventure sur l’eau mêle liberté et déconnexion totale.

Table des matières

Épisode 1 – Nouvelle aventure : on embarque !

Après un mois à traverser les Alpes à pied en famille, nous avions besoin de souffler. Mais chez nous, le repos n’est jamais tout à fait déconnecté de l’aventure. Et c’est ainsi qu’a commencé un nouveau chapitre… sur l’eau cette fois. Voici le récit de notre toute première croisière fluviale, à bord d’un bateau sans permis, à la découverte du Canal du Midi et de la Camargue.
Une opportunité s’offre à nous : prendre les commandes d’un bateau sans permis pour explorer le Canal du Midi et la Camargue.
Un rêve, un fantasme fluvial. L’idée nous séduit instantanément. C’est la société Leboat – spécialiste dans la location de bateaux sans permis -qui nous propoe cette belle aventure. On dit évidement oui sans hésiter. Et soudain, nous voilà en train d’embarquer sur un immense bateau, sans expérience, mais le cœur rempli d’envie.Il est possible de découvrir cette aventure sur notre chaine YouTube !

Voir la vidéo des premiers instants sur le bateau sur YouTube

Premiers instants à bord : c’est grand. Très grand. Même plus spacieux que notre camping-car. Il y a des cabines, des salles de bain, un pont supérieur… et une vue qui s’étend, immobile et silencieuse, le long des berges. On largue les amarres. On passe sous un premier pont. On croise un canard. On rit. Et on savoure notre premier bivouac sauvage sur l’eau, un moment suspendu entre excitation et sérénité.Mais évidemment, tout ne se passe pas sans heurts. On oublie d’enfoncer les pieux correctement, la passerelle glisse alors qu’on n’est même pas encore amarrés, le bateau dérive lentement… On court, on crie, on rit encore. Première leçon de navigation : toujours garder son calme. Deuxième leçon : on apprend vite. Une heure plus tard, tout est stable. Les filles dessinent sur la terrasse. Virginie boit son café. Benoît teste toutes les commandes. On est bien.Le soir, on débouche une vieille bouteille de vin offerte par le papa de Virginie. Un moment émouvant, simple, intime. Ce vin, on l’avait gardé pour un moment spécial. Et on se dit que, oui, c’est exactement maintenant que ça doit se boire.À la golden hour, on franchit notre premier pont un peu étroit. Stress, tension, silence. Mais… ça passe. Juste. L’aventure commence vraiment. L’eau devient notre route. Et on ne regarde plus en arrière.

Épisode 2 – Deux écluses et un défi pour Benoît

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Deuxième jour sur l’eau, et déjà l’impression que ce bateau est devenu notre maison flottante. Tout est calme ce matin, hormis le bruit des tasses de café qui s’entrechoquent et celui des pieds nus sur le plancher encore frais. On dort étonnamment bien à bord. Aucun mal de mer, aucune gêne. Juste la douceur des draps, la cabine qui respire le bois, et les éclats de lumière qui dansent sur l’eau dès qu’on entrouvre le hublot.

Le programme du jour : deux écluses. Et pas n’importe lesquelles : une écluse carrée et une écluse ronde, un joyau typique du Canal du Midi. Mais avant de se lancer dans ces manœuvres délicates, il faut se ravitailler. Je pars avec les filles faire quelques courses à Vias. On longe les plages désertées de septembre, les vitrines à moitié vides, les rayons presque nus. L’été s’est envolé, et avec lui, la foule. Il ne reste que nous, un vent chaud, et ce calme rare qu’on adore tant hors saison.

Pendant ce temps, Benoît s’approprie le bateau. Il observe, il teste, il stresse un peu. Apprendre à naviguer en quelques heures, c’est un challenge. Mais il est concentré. Olivia prend même la barre un moment – souriante, appliquée – pendant qu’on approche de notre première écluse. Le cœur bat plus vite. Est-ce qu’on passe ? Est-ce qu’on a bien compris les consignes ? Est-ce que ça va aller ?

Et oui, ça passe. À force d’anticiper, de coopérer, de respirer, on y arrive. On commence à se faire confiance. À faire confiance à ce bateau aussi.

On découvre des paysages inattendus : un bras de l’Hérault autorisé aux plaisanciers, des rives qui évoquent presque le Laos, des maisons posées au bord de l’eau comme dans un rêve. On glisse, silencieux, entre ciel et eau. Et parfois, on s’arrête. On jette l’ancre dans un coin de nature, seuls au monde, pour déjeuner, pour travailler un peu, pour juste être ensemble.

Le soir, c’est une routine douce qui s’installe. Repas simple, coucher du soleil, discussions sur la terrasse. On planifie la suite, on organise les révisions des enfants, on prépare les projets en cours. La vie reprend doucement son rythme, mais autrement. Plus lentement. Plus profondément.

Et demain ? Direction l’étang de Thau, si le vent le permet. Une étape attendue, redoutée, excitante. Mais ce soir, on est là. Ensemble. Heureux. Sur l’eau.

Épisode 3 – Traversée de l’étang de Thau : entre tension et émerveillement

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Le réveil est matinal. Très matinal. Il faut partir tôt pour profiter d’une fenêtre météo favorable et tenter la traversée tant redoutée : l’étang de Thau. À peine le temps d’ouvrir les yeux que la pluie commence à tomber. On hésite à rester au chaud, mais la lumière est si belle à cette heure-ci qu’on enfile les vestes, on monte sur le pont, et on se laisse surprendre par la magie d’une navigation au lever du soleil.

Le Canal du Midi est calme, presque désert. Le vent est encore bas, le moment est parfait pour se lancer. On croise quelques bateaux qui attendent que les conditions s’améliorent. Nous, on tente notre chance. L’entrée de l’étang approche, marquée par un phare dressé dans la brume. C’est beau. Impressionnant. Un peu intimidant aussi.

Sur l’eau, les repères changent. Il faut suivre des bouées de couleur, rouge à droite, verte à gauche. Mais elles sont espacées… très espacées. Et entre deux, pas de chemin visible. Juste cette étendue immense, mouvante, presque marine. On perd brièvement le cap. On doute. Mais Benoît garde son calme. Il manœuvre, corrige. On se recentre.

Les filles enfilent leurs gilets de sauvetage. Le vent se lève doucement. L’eau clapote contre la coque. L’ambiance devient plus sérieuse. Moi, je réalise que je ne serais pas à l’aise en pleine mer. Trop vaste. Trop imprévisible. Mais ici, malgré la tension, on avance ensemble, en équipe. On apprend. On grandit.

Et puis la météo se dégage. Petit à petit. Les nuages s’effilochent, la lumière revient. L’étang dévoile ses rives, ses parcs à huîtres, ses reflets argentés. C’est magnifique. Olivia prend la barre, concentrée, fière. On passe les dernières bouées. On repère enfin l’entrée du port de Mèze. Et là, soulagement. Fierté. Joie.

On accoste avec un peu d’aide – l’entraide entre plaisanciers, c’est comme celle des campeurs, chaleureuse et précieuse. Le port est calme. On se sent bien. On déjeune. On se promène. Les filles courent sur la plage. Et pour une fois, on s’accorde une soirée à ne rien faire. Juste savourer le moment.

Le soir, autour d’un café en terrasse, on se glisse côte à côte, Benoît et moi, face au coucher de soleil. On parle peu. On regarde beaucoup. Et on se dit que cette vie-là, sur l’eau, entre calme et imprévu, elle nous va bien.

Épisode 4 – Perdus sur l’étang, guidés par les flamants roses

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Ce matin, les filles dessinent l’Égypte. Sans qu’on ait mentionné le sujet. Un message caché ? Peut-être. En tout cas, la magie du voyage continue, même quand on reste au port de Mèze. Après la tension de la traversée de l’étang de Thau, place à une journée plus tranquille. On profite. On se retrouve. Et on observe.

Le vent souffle toujours fort, alors on décide de rester une nuit de plus. Le bateau tangue doucement, mais on est bien. On s’organise, on travaille. Les enfants font leurs devoirs à bord, assis autour de la grande table du carré. Olivia et Jill rédigent un exercice inspiré du brevet, Yoko lit en anglais, et moi, je visionne la vidéo du jour en essayant de trouver un titre accrocheur. C’est tout un art, les titres YouTube…

L’après-midi, Benoît part à la plage avec les filles. Moi, je reste au bateau, profitant d’un moment calme. Une sorte de petit luxe. Je révise les plans, j’observe les nuages, je savoure ce temps pour moi. Le vent secoue un peu le bateau, mais je me sens bien plus à l’aise ici que sous une tente en pleine tempête.

Le soir, la lumière devient rose. Un coucher de soleil incroyable s’invite au-dessus de l’étang. Des flamants roses dansent dans les reflets. Un château se dessine à l’horizon. C’est irréel, comme une peinture vivante. On sort les caméras, on immortalise l’instant. Et on se dit une fois de plus qu’on a de la chance.

On termine la journée côte à côte, face à la baie, en silence. Regarder le monde ensemble, plutôt que de se regarder, c’est peut-être ça, notre façon de vivre l’amour et l’aventure. Demain, on quitte Mèze, cap sur la Camargue… si le vent le permet.

Épisode 5 – Home Tour : à bord de notre bateau fluvial

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Ce matin, il est à peine 7h45 et déjà, Jill et Olivia sont plongées dans leurs exercices de mathématiques, concentrées sur leurs cahiers pendant que le jour se lève doucement sur l’étang de Thau. Le bateau est encore silencieux, la cafetière commence à diffuser son parfum réconfortant, et dehors, les flamants roses s’ébrouent dans l’eau calme. Une scène de vie ordinaire… mais sur un bateau. Nous voulions tourner le home tour à l’extérieur, mais entre le vent, les voitures et les clapotis incessants des vagues, nous avons opté pour une visite guidée intérieure, bien au chaud et au calme.

Notre maison flottante, un bateau de la flotte Le Boat modèle Horizon, est conçue pour accueillir jusqu’à neuf personnes. Nous sommes six, ce qui nous permet de profiter d’un espace généreux et de ne jamais nous marcher sur les pieds. La pièce de vie est étonnamment vaste, baignée de lumière grâce aux nombreuses baies vitrées. Elle est équipée d’une grande table familiale, autour de laquelle chacun trouve sa place, deux réfrigérateurs (oui, deux !), un coin salon avec rangements astucieux, et tout le nécessaire pour une vie confortable. Même l’électricité est assurée en navigation grâce au convertisseur embarqué, indispensable pour notre usage intensif des écrans — montage vidéo, école à la maison, lectures numériques, tout y passe !

Chaque recoin du bateau est devenu un petit espace à vivre à part entière. La table se transforme en salle d’école chaque matin, les banquettes se couvrent de dessins aquarellés, les étagères se remplissent de livres, de jeux, de câbles et de carnets. La vie à bord s’organise, dans une douce effervescence. Même nos maladresses deviennent des anecdotes partagées : comme cette confusion répétée entre gilet pare-balles et gilet de sauvetage, qui a bien fait rire tout le monde. Petit à petit, nous nous approprions le vocabulaire de la navigation, avec l’aide précieuse de vos commentaires. Tribord, bâbord, amarres, bollards… chaque jour, on apprend un mot nouveau, et on prend nos marques.

Les enfants semblent s’adapter encore plus vite que nous. Elles ont déjà adopté le réflexe du gilet de sauvetage, savent quand il faut rester assises, comment ranger leur cabine pour ne pas perdre l’équilibre quand le bateau tangue légèrement. Yoko a même décoré sa cabine avec ses dessins d’Égypte, affirmant haut et fort qu’elle veut aller voir les pyramides. Olivia s’est installée un coin lecture dans sa chambre, tandis que Jill organise ses affaires comme dans un petit studio. Même la salle de bain, avec sa grande douche, devient un luxe que l’on savoure après une journée de navigation.

Et quelle cuisine ! Four, gazinière, micro-ondes, vaisselle complète… De quoi préparer de bons repas comme à la maison. Les enfants s’essaient à la pâtisserie, nous faisons des hamburgers maison, et les déjeuners sur le pont deviennent de véritables rituels. La réserve d’eau de 800 litres nous offre une autonomie appréciable, même si nous continuons à faire attention — vieux réflexe de camping-caristes.

Le soir, la lumière dorée filtre à travers les hublots. Le bateau tangue doucement. Les filles dessinent, lisent, écrivent. Yoko et Sue inventent des histoires dans leur cabine, pendant que Benoît monte les vidéos et que je réfléchis au titre de la prochaine. Nos journées sont rythmées par les repas, les balades, les travaux scolaires, les baignades, les discussions. Chaque instant est simple, mais précieux.

Ce home tour ne montre pas qu’un bateau. Il dévoile un mode de vie, une manière d’être ensemble autrement. On ne court plus. On prend le temps. On vit au rythme du vent, de l’eau, des écluses. Et malgré les imprévus — un pont qui ne se lève qu’à certaines heures, des manœuvres un peu sportives, ou un peu de pluie — on profite pleinement de cette parenthèse fluviale.

Demain, nous quitterons cette partie de l’étang pour glisser vers la Camargue. D’autres paysages, d’autres découvertes nous attendent. Mais pour l’instant, on savoure encore l’instant présent, dans notre cocon flottant.

Restez avec nous pour la suite de cette croisière familiale sans permis, sur le Canal du Midi et au-delà.

Épisode 6 – On avait tout prévu, sauf ça

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Nous pensions avoir tout anticipé : le vent, les marées, les horaires de ponts, les repas à bord, les activités des enfants… Mais la vie sur un bateau réserve toujours son lot de surprises. Ce matin, alors que la manœuvre de départ se prépare, le vent s’invite de manière un peu trop insistante. Il nous plaque contre la berge et rend la sortie difficile. Heureusement, avec un peu d’habitude (et beaucoup de communication), nous réussissons à nous dégager.

Direction un nouveau spot, entre plage et Camargue. Le vent souffle fort, mais le décor est splendide. La mer, les coquillages, les flamants roses… tout est là pour émerveiller petits et grands. Les filles partent en quête de leurs trésors : les plus beaux coquillages. Chacune y voit un château, une ville, un verre miniature ou un talisman. Leur imagination transforme cette plage sauvage en terrain d’aventure.

Mais rapidement, nous réalisons que cette plage, bien que magnifique, est aussi un lieu apprécié des naturistes. Pas de souci en soi, mais l’ambiance change légèrement quand on est les seuls habillés. On décide donc de respecter les lieux et de s’éclipser pour retrouver un coin plus tranquille. La liberté, c’est aussi ça : savoir s’adapter.

Retour à bord pour le déjeuner. Au menu : poisson… sur un bateau ! Une idée que Virginie trouvait logique et poétique. Les enfants, eux, débattent avec humour de cette ironie. Les repas sont souvent animés, entre réflexions existentielles sur les petits pois carottes et discussions enjouées sur qui a le plus de devoirs.

L’après-midi est studieuse. Les grandes avancent dans leurs leçons de japonais et de sciences, pendant que les plus jeunes planchent sur leurs évaluations. La vie à bord alterne entre école, jeux et contemplation. Virginie consigne tout dans un cahier, une façon de garder une trace et de veiller à un bon équilibre entre les matières.

Le vent, lui, continue de forcir. Le bateau tangue, les enfants restent à l’intérieur. On en profite pour lire, dessiner, monter les vidéos… et réfléchir à l’organisation des prochains jours. Car un vent encore plus violent est annoncé. Nous n’avons plus que deux jours pour atteindre Saint-Gilles, notre port d’arrivée. Il va falloir naviguer tôt, efficacement, et composer avec les éléments.

En attendant, on s’organise. Le cahier de la nature est de sortie : Jill dessine un flamant rose, Olivia un coquillage. Chacune y ajoute ses recherches, ses mots, ses découvertes. Ces instants sont précieux. Apprendre autrement, au fil de l’eau, au gré du vent.

Le soir tombe, la lumière dorée inonde le bateau. On rit, on débat, on range, on rêve. Mais une pointe de stress se glisse dans nos esprits : arriverons-nous à temps ? Le vent sera-t-il clément ? Une chose est sûre, demain, il faudra se lever tôt et avancer.

On avait tout prévu… sauf ça. Mais c’est peut-être ça, le vrai voyage.

Restez avec nous pour la suite de cette croisière familiale sur le Canal du Midi, entre imprévus et émerveillement.

Épisode 7 – Un nouveau passage difficile + Home Tour extérieur

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Réveil à l’aube, à 6h35 exactement. Le ciel est encore noir, les enfants dorment à peine, mais une fenêtre météo s’ouvre, et il faut la saisir. Le vent se calme momentanément et nous décidons de lever l’ancre (ou plutôt de lâcher les amarres, car sur le canal, l’ancre est rarement utilisée). Le stress est là : un bout de corde coincé, un moteur qui peine, mais l’habitude commence à s’installer et l’équipage gère avec sang-froid.

Le soleil se lève doucement, teintant la cathédrale de Mauguio de rose et d’or. C’est dans ces instants que la magie d’un voyage en bateau se révèle pleinement. Naviguer au lever du jour, dans un calme presque sacré, loin des routes et du tumulte, c’est une parenthèse inoubliable.

Mais rapidement, un défi s’annonce : un passage étroit et difficile où une rivière croise le canal. Le courant est fort, le vent s’ajoute au tableau, et il faut franchir la zone plein gaz pour éviter d’être déportés. Benoît tient bon la barre, et toute la famille retient son souffle. Le bateau passe, l’adrénaline retombe, et un soupir collectif s’élève. Une petite victoire qui en appelle d’autres.

Direction la Grande Motte, plus à l’intérieur des terres, pour se mettre à l’abri de la tempête annoncée. Les prévisions météo se contredisent, mais une chose est sûre : le vent va souffler fort. On anticipe, on adapte notre programme, et on avance, coûte que coûte.

Sur le pont, les filles prennent soin de nous. Petit déjeuner servi en haut, barres au goût de fraise venues des pays baltes, rires complices. Puis, chacun à ses occupations : pêche ludique, observation de méduses, expériences de savonnage intensif avec le gel douche familial… Il faudra racheter un flacon.

Et pendant que les enfants explorent, Virginie improvise un Home Tour de notre bateau. Sans chichis ni préparations, elle vous embarque dans une visite spontanée : le pont supérieur avec sa plancha, ses rangements et son solarium favori de Yoko ; le poste de pilotage extérieur ; les banquettes idéales pour surveiller les enfants ou profiter du calme ; et enfin, le pont inférieur avec son petit espace de baignade, la passerelle, les pare-battages… Une maison flottante pleine de recoins et de souvenirs.

L’après-midi s’écoule entre jeux et réflexions. On parle avenir : un projet de voyage à vélo, une envie d’itinérance douce à travers la France. On rêve à voix haute, on évoque les sponsors, les possibles, les surprises à venir. Le vélo, ce sera peut-être pour l’été prochain. En attendant, on savoure chaque instant de cette croisière.

Le soir, c’est pizza sur le ponton. Le bonheur simple d’une livraison inattendue dans un coin tranquille. La journée touche à sa fin, les lumières baissent, la fatigue se fait sentir. Mais les cœurs sont légers.

Encore deux jours de navigation avant Saint-Gilles. Deux jours pour profiter, s’émerveiller, affronter les derniers défis du vent… et écrire la suite de notre belle aventure.

Merci d’être là, de suivre nos péripéties, et de partager avec nous cette parenthèse hors du temps.

Épisode 8 – Petite surprise et traversée de la Camargue

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Réveil un peu plus frais ce matin, bûche dans le chauffage, pieds gelés collés à la grille de ventilation… L’ambiance est à la chaleur partagée et aux rires, entre pieds qui se battent pour un peu de confort et café à moitié bu. Virginie prend le temps de saluer tout le monde, encore doucement sortie de sa nuit. Le temps est changeant, mais peu importe : la météo, on n’y croit plus vraiment.

Au programme : navigation douce. Le ciel est clair, le vent se calme, le paysage défile. Devant nous, les grandes portes anti-crue annoncent un passage plus technique. On met les gaz, on fonce, et ça passe. L’équipage prend confiance. La Camargue s’offre à nous dans toute sa splendeur : chevaux sauvages, vastes étendues, chasseurs sur les berges. Les enfants observent, questionnent, rient. Ils sont bien.

À bord, c’est aussi l’école qui continue. Lecture de petites histoires écrites par Yoko, mathématiques pour Olivia et Virginie, moments créatifs pour les plus jeunes. Le bateau devient à la fois maison, salle de classe, terrain de jeu et cocon flottant. Chacun trouve sa place, et le rythme paisible s’installe.

Pause déjeuner au village de Gallician. Petite promenade, découverte d’une boîte à livres, coups de cœur partagés. Virginie trouve même un livre de couture – un clin d’œil à une autre vie, une autre maison. Et comme une cerise sur le gâteau : déjeuner tous ensemble au restaurant. Spécialités de Camargue, plats goûteux et ambiance chaleureuse. Un moment simple, délicieux, et qui sent bon le sud.

L’après-midi se termine par une petite frayeur : l’amarre mal attachée s’est défaite. Heureusement, le bateau n’a pas dérivé, mais le rappel est clair : on ne relâche pas l’attention, même dans les coins paisibles.

En parallèle, Virginie prend le temps de parler d’un produit qui les a suivis fidèlement : la gourde filtrante OKO. Testée et approuvée pendant la traversée des Alpes, elle revient ici comme un allié du quotidien. Moins de plastique, plus de légèreté, et de l’eau fraîche à portée de main. Pour ceux qui veulent en savoir plus, un lien affilié et un code promo de 10 % sont disponibles en description.

Et les projets ne manquent pas : envie de randonnée, peut-être un tour de France à vélo, mais aussi des questions sur l’avenir. La reprise du travail pour Benoît ? La suite des aventures ? Le cœur balance, mais l’envie d’explorer est toujours là, tenace et lumineuse.

Merci à tous de nous suivre, de commenter, d’être présents. Vos messages nourrissent notre énergie et donnent du sens à cette vie en mouvement.

À très vite pour la suite de cette belle aventure sur l’eau.

Épisode 9 – On se confie à vous : la fin de la croisière

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Le soleil brille encore sur la Camargue, mais l’émotion monte doucement à bord. Après dix jours de croisière, cette aventure fluviale touche à sa fin. Virginie se confie, les souvenirs affluent. Elle revoit leur première vidéo de départ, pleine d’innocence et de rêves, et mesure le chemin parcouru. Les rêves sont toujours là, mais l’horizon devient flou : retour au travail pour Benoît ? Nouvelles microaventures ? L’incertitude plane.

La dernière vraie journée de navigation commence sous un ciel calme. Direction Saint-Gilles, port de retour. Il faut s’organiser : récupérer le camping-car, préparer les valises, savourer les dernières heures. Benoît part seul chercher leur maison roulante, pendant que Virginie reste avec les enfants. Le bateau est devenu un cocon. On traîne à ranger, on traîne à dire au revoir.

Sur le canal, les grandes péniches croisées impressionnent, les dernières manœuvres sont précieuses. L’équipage fonctionne comme un ballet bien rodé. Les filles, elles, prennent leurs douches, rient, traînent, se chamaillent… la vie quoi. Yoko refuse de ranger et trouve des excuses adorables : elle va « déranger tout le monde », alors elle part jouer. Instant de tendresse pure.

À quai, le chargement commence. Le bateau est juste en face du camping-car, parfait pour faire des allers-retours. L’heure est aux valises, aux sacs à fermer, aux dernières affaires à retrouver sous les banquettes. Le cœur, lui, est lourd. Virginie le dit sans détour : elle n’aime pas les moments de transition.

Elle pense à son papa, très malade, et partage une réflexion profonde sur la fragilité de la vie. Une invitation sincère à vivre, à oser, à ne pas attendre. Parce que le bonheur ne se programme pas toujours, mais se savoure à petites touches, comme cette parenthèse sur l’eau.

La soirée se termine dans le calme. Un bon repas, les cris des grillons, une dernière nuit dans le bateau. Le lendemain, il faudra rendre les clés, vider les tiroirs… mais pour l’instant, on reste là. Ensemble. Entre deux mondes.

Merci de nous avoir accompagnés sur cette croisière. Merci de votre fidélité, de vos messages, de votre bienveillance. On ne sait pas encore où la route nous mènera, mais une chose est sûre : on ne s’arrêtera pas de rêver.

À bientôt pour de nouvelles aventures.

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